Blanche Neige et les 7 nains est premier d'une longue liste de longs-métrages d'animation signés des Studios Disney. Il est sorti le 21 décembre 1937 sur les grands écrans. C'est un "Classique" des studios Disney. De 83 minutes son histoire s'inspire du conte du même nom des frères Grimm paru en 1812. Blanche Neige et les Sept nains est le premier long métrage d'animation qui est à la fois sonore et en couleurs.
Ce film raconte l'histoire de Blanche Neige, une princesse orpheline de mère dont la belle mère ne supporte pas sa beauté supérieure à la sienne. La méchante reine interroge tous les jours son miroir magique pour savoir qui d'elle ou de la princesse est la plus belle. Le jour ou le miroir répond que c'est Blanche Neige, la reine ordonne à son garde chasse de la tuer. Mais l'homme n'a pas le cœur à tuer la princesse. Il l'abandonne donc dans la forêt où elle est recueillie par des nains. La reine folle de rage décide alors d'empoissonner Blanche Neige. Elle se transforme en affreuse sorcière pour offrir une pomme empoissonnée à la jeune fille. Celle-ci s'enfonce dans un profond sommeil que seul le baiser d'un prince va réveiller.
Blanche Neige et les Sept nains est ressorti plusieurs fois sur les grands écrans avant d'être porté en VHS puis en DVD en version remasteurisée. Les chansons de ce film telles que Heigh-Ho et Un jour mon prince viendra sont internationalement connues. De nombreux produits dérivés reprennent le personnage de Blanche Neige qui reste malgré les années l'un des personnages emblématiques des Studios Disney.
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Conte œdipien
Le conte a été étudié par plusieurs psychanalystes, notamment Bruno Bettelheim et Louise von Franz.
Pour Bruno Bettelheim, le conte commence par une situation œdipienne mettant en conflit la mère et la fille. La marâtre est restée à un stade narcissique qui la rend vulnérable et que le conte invite donc le jeune lecteur ou auditeur à dépasser. La jalousie de la belle-mère est à la fois la peinture du comportement de certains parents qui se sentent menacés au moment de l'adolescence de leurs enfants, mais également une projection sur une figure haïe des propres sentiments de jalousie de l'enfant. Blanche-Neige se retrouve chassée du château, errant dans la forêt, lieu de terreur et de confusion comme le début de la puberté. Recueillie par les sept nains, personnages à la fois phalliques mais peu menaçants sexuellement, elle peut se développer dans un milieu sûr, mais non sans être exposée à la tentation narcissique (les colifichets offerts par la méchante reine). Cette période peut être vue comme un moment d'initiation, où l'adolescent doit se mesurer aux dangers de l'existence. La dernière tentation, celle de la pomme, représente pour Bruno Bettelheim le moment où l'adolescent accepte d'entrer dans une sexualité adulte, c’est-à-dire le moment où il devient pubère. Suit une période de latence (le coma) qui lui permet d'attendre en toute sécurité que sa maturité psychique jointe à sa nouvelle maturité physique lui donnent enfin accès à une sexualité adulte.
Interprétations d'éléments
Le Miroir magique dans Blanche Neige révèle l'ombre de la psychologie jungienne, la part « maléfique » mais vraie de la reine mais aussi à Blanche-Neige qu'elle est porteuse « potentiellement » de cette cruauté. Bruno Bettelheim écrit à ce propos :
« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d'abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense de nos efforts. »
« Les mythes mettent en scène des personnalités idéales qui agissent selon les exigences du surmoi, tandis que les contes de fées dépeignent une intégration du moi qui permet une satisfaction convenable des désirs du ça. »




